On définit généralement la musique comme étant une forme d'expression qui agence et ordonne les sons et les silences. Par convention, la plupart des gens s'entendront pour dire qu'il y aura plus de sons que de silences.
Or, en 1952, le compositeur avant-gardiste John Cage (à ne pas confondre avec Johnny Cage, le personnage de Mortal Combat) a eu une vision qui pourrait sembler absurde : écrire une composition en trois mouvements composée uniquement de silences, le tout d'une durée totale de 4 minutes et 33 secondes (d'où le titre de la pièce).
Par sa pensée originale, Cage considérait que le silence était aussi de la musique et il a tenté d'exploiter ce contexte pour expérimenter. Plusieurs ont été amusés de son initiative alors que pour les autres, c'était totalement controversé et inacceptable.
Si vous voulez vivre l'expérience en tant qu'auditeur, voici une représentation vidéo en concert de 4'33".
Quand même, vous devrez avouer que c'est paradoxal de voir le chef diriger l'orchestre, l'interprétation des musiciens qui tournent les pages de partitions en même temps jusqu'aux applaudissements du public à la fin de la prestation.
Très populaire dans l'univers Unix/Linux, le FIGlet est un programme qui génère du texte sous forme d'art ASCII à l'aide de caractères. Autrement dit, comme celui-ci :
Même si ça date d'une autre époque, on peut aujourd'hui s'en servir pour l'appliquer sur des formulaires web en guise de captcha.
Le Zend Framework fournit un composant nommé Zend_Text qui inclut une classe pour générer des figlets très facilement. Par exemple, deux lignes de code PHP suffisent pour en générer un :
$figlet = new Zend_Text_Figlet();Le problème, c'est qu'en n'étant pas bordé de balises PRE, il s'affiche sur une seule ligne.
echo $figlet->render('Code 18');
On peut aussi configurer différents paramètres en passant un array au constructeur. À l'intérieur, on pourra optionnellement changer la font mais Zend en fournit une seule par défaut (zend-framework.flf). On pourra visualiser et télécharger d'autres fonts sur figlet.org.
$options = array(Une fois le fichier .flf téléchargé (ce n'est qu'un léger fichier texte), on le placera sur le serveur ou dans Zend/Text/Figlet. Comme Zend_Text_Figlet utilise file_exists() au moment de charger la font, il ne résout pas les chemins selon les directives dans le include_path, on devra fournir le chemin absolu (comme dans l'exemple ci-dessus).
'font' => '/var/www/project/Zend/Text/Figlet/small.flf',
'outputWidth' => 100,
'justification' => Zend_Text_Figlet::JUSTIFICATION_CENTER,
'rightToLeft' => Zend_Text_Figlet::DIRECTION_LEFT_TO_RIGHT
);
$figlet = new Zend_Text_Figlet($options);
echo '<pre style="font-size:small;">';
echo $figlet->render('Code 18');
echo '</pre>';
Si vous comptez l'utiliser, sachez que les fonts ne contiennent pas tous les caractères et que les accents ne sont pas reconnus. Je recommande l'utilisation limitée des caractères alphanumériques pour éviter les mauvaises surprises.
À mon travail, certains employés préfèrent programmer à la clareté, d'autres dans une quasi noirceur.
Un matin, un des programmeurs est arrivé à son poste et a allumé la lumière alors que certains membres de l'équipe étaient déjà présents. Un des programmeurs s'est plaint et a prétendu qu'on est plus productif lorsque la lumière est éteinte.
Je ne sais pas si c'est fondé mais ça m'a fait penser que son argument pouvait provenir de l'effet Hawthrone.
Il s'agit d'une expérience menée entre 1927 et 1932 où les résultats ne sont pas dus aux facteurs expérimentaux mais au fait que les sujets sont conscients de participer à une expérience dans laquelle ils sont testés, ce qui se traduit généralement par une plus grande motivation (Wikipedia).
Selon le professeur Elton Mayo qui mena l'étude, lorsqu'il augmentait l'intensité de la lumière, la productivité s'améliorait. Par contre, en réduisant la luminosité, la productivité augmentait encore plus par rapport aux conditions de travail normales.
Il a énoncé l'hypothèse qu'en fermant complètement la lumière, la productivité s'améliorerait grandement. Or, il a remarqué que ce n'était pas tant le niveau de luminosité qui influençait la productivité : c'était l'attrait du changement qui stimulait les gens.
Ce qui lui a permis de conclure que les gens performent mieux lorsqu'ils essaient des choses nouvelles qu'en étant dans la routine.
Laissez cent fleurs s'épanouir, laissez cent écoles de pensées rivaliser.
Ce matin, j'ai décidé de présenter le cron de Linux. Qu'est-ce que le cron ? D'abord, le nom vient du diminutif du mot "chronograph", qui est un programme système qui permet d'exécuter des tâches planifiées dans le temps (job scheduler).
Cron est aussi un daemon, c'est-à dire un processus qui roule en arrière-plan en attendant qu'il soit sollicité. Lorsque le processus est en fonction, il lira les instructions dans un fichier de configuration nommé crontab qui définit à quel moment précis il doit exécuter les tâches. Chaque utilisateur peut avoir son propre crontab mais dans le cadre de ma démonstration, je vais procéder en tant que l'utilisateur root.
Comme tâche, on pourrait faire rouler n'importe quel type de script (Bash, Perl, PHP, etc). Ici, j'en utiliserai un écrit en PHP qui imprimera dans un fichier texte un timestamp par ligne à chaque exécution. J'indiquerai au cron de rouler le script à chaque minute et nous pourrons suivre la progression en temps réel.
1. Exemple de script PHP
$file = "/code18/test/log.txt";À partir de la racine, je placerai ce script dans /code18/test/cron.php.
$fh = fopen($file, 'a') or die("Oups");
fwrite($fh, date("Y-m-d H:i",time()) . "\n");
fclose($fh);
2. Comprendre la syntaxe
Définir un cron se fait par une ligne :
- Les 5 premiers champs représentent la fréquence
- Le 6ème représente la ligne de commande (chemin de l'interpréteur)
- Le 7ème est pour le chemin du script
- Minute de l'heure : 0 à 59
- Heure du jour : 0 à 23
- Jour du mois : 1 à 31
- Mois de l'année : 1 à 12, ou textuel en anglais (voir plus bas)
- Jour de la semaine : 0 à 6, dimanche étant zéro
Par exemple, si on veut rouler le script :
- le 15 du mois : 15
- le 15 et le 30 du mois : 15,30
- du 15 au 20 du mois : 15-20
- tous les jours du mois : *
Ce dernier est pratique pour exécuter quelque chose au moment du démarage de l'ordinateur. Dans mon cas, pour exécuter mon script à chaque minute, la fréquence sera : * * * * *
Pour trouver le chemin de l'interpréteur PHP, on peut utiliser la commande which qui retourne le chemin absolu à utiliser :
which php
Sur ma machine :
/usr/bin/php
Finalment, mon script se trouvera dans /code18/test/cron.php
3. Modifier le fichier crontab
À partir d'un terminal, lancer la commande :
crontab -l
Ceci listera les tâches planifiées pour l'utilisateur courant. Pour en ajouter une, il faudra modifier le fichier de configuration :
crontab -e
Ceci ouvrira le fichier de configuration avec l'éditeur par défaut. Si comme moi vous n'aimez pas vi (lancé par défaut sous Fedora), vous pouvez vous référer à mon entrée de jeudi pour savoir comment le substituer par nano.
Dans le haut de la fenêtre, remarquez le nom du fichier :
File: /tmp/crontab.XXXXXXXXXXX
Ne vous fiez pas au fait qu'il soit dans le répertoire temporaire. Comme vous modifiez le fichier par crontab, il crée une nouvelle tâche et la déplacera automatiquement au bon endroit au moment de la sauvegarde.
Ajoutez la ligne suivante (adaptez la à vos besoins) :
* * * * * /usr/bin/php /code18/test/cron.php
Enregistrez le fichier et sortez de nano. Créé en tant que root, les instructions sont placées dans le fichier /var/spool/cron/root.
4. Est-ce que ça marche ?
Exécutez à nouveau crontab -l pour vous assurer que la tâche a bien été ajoutée. Vous devriez voir la ligne s'afficher. Maintenant, je veux m'assurer que le script fonctionne bien. Je vais l'ouvrir avec less
less /code18/test/log.txt
Une fois less lancé, je peux suivre la progression de ce qui est ajouté à la fin du fichier en faisant la combinaison des touches SHIFT+F. À chaque minute, un enregistrement sera ajouté à la fin et je le verrai apparaître (vous verrez un message "Waiting for data"). CTRL+Z pour sortir de ce mode.
5. Supprimer les tâches
Vous pouvez retirer la ligne du fichier ou simplement appeler la commande crontab -r pour tout effacer les ordres.
Voici une info-publicité des plus inquiétantes! Je ne peux pas croire que c'est vrai, même si c'en a l'air. J'en ris tellement que j'en ai mal à la mâchoire !
Connaissez-vous l'approche Do-Hy ? Voyez le clip vidéo :
Après vérification :
- un site web existe à l'adresse www.dohy.net
- sur PagesJaunes.ca, le numéro de téléphone apparaissant à l'écran est en fonction
- pratiquement tous les témoins sont de la famille Lavallée
- noms à coucher dehors :
- Éveille Lavallée, guide spirituel
- Lafleur-Guy Lavallée (Guy Guy Guy!)
- Sinuzette Lavallée
- Éveille Lavallée, guide spirituel
- je cite : Sinuzette dit qu'elle se nettoie le nez avec de l'eau (sinus ?)
- apparition de mots à l'écran : chiiii...
- "tecnique" au lieu de "technique" (ajouté par la suite ?)
- pratiquer la technique Spïn-Grën dans la douche...
Configurer l'éditeur par défaut dans un terminal Linux
En essayant de configurer un cronjob par un terminal Linux, j'étais agacé par le fait que lorsque je lançais crontab, l'éditeur qui démarrait par défaut était vi :
crontab -e
Comme c'est le cas ici, crontab tente de lire une variable d'environnement du shell nommée EDITOR qui détermine l'éditeur par défaut à lancer lorsque la commande est appelée.
Pour modifier ma préférence session et utiliser nano, je dois utiliser la commande suivante :
export EDITOR=nano
L'appel à crontab -e démarre maintenant nano. Il faut se souvenir que cette modification est valable que pour la session en cours. Si on ferme le terminal et on en ouvre un autre, la préférence sera perdue. Pour éviter que ça arrive, on peut conserver cette configuration en l'ajoutant au script .bashrc. Ce fichier permet de définir, pour chaque utilisateur, comment le shell réagira.
Pour l'utilisateur root, on le trouvera dans /root/.bashrc. Sinon, chaque utilisateur aura son propre fichier dans /home/[user]/.bashrc. Si vous listez les fichiers avec ls, il sera nécessaire de les afficher tous, même ceux commençant par un point, en utilisant : ls -a.
Aussi, on peut accéder à son répertoire personnel en tappant : ~/
On ouvrira le script à modifier avec ceci :
nano ~/.bashrc
Ajouter la ligne :
export EDITOR=nano
Le prochain terminal que vous ouvrirez utilisera cette nouvelle configuration (aucun redémarrage du système n'est requis).