Ce weekend, j'ai vu une voiture qui circulait à Montréal et qui arborait fièrement un "bumper sticker" avec l'inscription "Protected by Chuck Norris" (je n'ai pas eu le temps de remarquer si c'était une Mazda Protégé). Pour à peine quelques dollars, c'est suffisamment dissuasif pour annuler son assurance feu-vol-vandalisme.
En programmation PHP, ça aurait l'air de ceci :
L'avantage d'une variable protected est qu'elle peut être accessible directement dans les classes enfants grâce à l'héritage (à l'aide du mot clé "extends"). Ainsi, DeluxeCar ou CheapCar pourront accéder directement aux services de Chuck ($objDeluxeCar->_byChuckNorris). C'est bon à savoir si vous vous trouvez dans une situation embarrassante.
Mes amis, j'ai pris une décision. J'espère qu'elle sera définitive et sans appel : je quitte Facebook. Du moins, pour mon compte personnel puisque j'ai laissé actif l'espace consacré à Code 18.
Au début, j'ai été infecté comme tout le monde. Plus ça allait, moins j'étais emballé par ce qu'il avait à offrir. Depuis plusieurs mois, à chaque fois que je m'y connectais, c'était pour voir s'il se passait quelque chose et je ne cessais de remettre en question la pertinence de ce service. J'avais l'impression de perdre mon temps. Est-ce réellement utile pour moi ? Mon temps est-il trop précieux pour le gaspiller ainsi ? Pourquoi s'entêter à demeurer membre quand je ne publie pratiquement rien, que je ne joue ni aux jeux, ni à propager mes intérêts partout, que la majorité de mes contacts sont issus d'une vie passée et ne viennent que zieuter les profils par curiosité, comme dans une télé-réalité. Nous sommes tous les vedettes de cette mise en scène, partageant avec qui veut bien l'entendre, nos états d'âme et les banalités de nos vies. Inutile, inutile, inutile : trois mots pour dire la même chose (fièrement emprunté au gala Les Olivier d'hier soir!).
Facebook est un réseau géant qui exploite un désir primordial de l'être humain : le besoin d'appartenance, affectif et de reconnaissance sociale tel que présenté dans la pyramide de Maslow. Facebook a comblé cette niche qui s'est avérée fort lucrative. De tout temps, les gens ont eu besoin de se sentir entouré, d'avoir ou avoir l'impression d'avoir des amis. Être important, populaire et avoir de l'influence. Prouver qu'on n'a pas raté sa vie. La beauté de ce système est la facilité d'y pratiquer le voyeurisme. Ça met tout le monde en compétition et la comparaison devient facile. Ai-je plus d'amis que lui ? Tiens, des photos de son voyage dans le sud. Ewrh, regarde donc comment elle est habillée! Oh, elle a écrit un statut mystérieux qui ne veut pas dire grand chose. Vite vite, posons lui la question pour en savoir plus. Banalités, potinage, hypocrisie. Je ne prétends pas que tout le monde le fait, mais une bonne partie, même si elle n'osera pas l'avouer. C'est malsain et ce n'est pas le pire.
Soyons honnête, ça ne sert les intérêts de personne, sauf à ceux qui ont le contrôle du système et qui s'enrichissent à vos dépens en dressant des profils d'utilisateurs et de consommateurs. Pour votre information, les investisseurs estimaient en janvier dernier la valeur de Facebook à 50 milliards de dollars. 50 milliards! Pour valoir ce montant, vous êtes-vous posé la question à savoir ce qu'on vous cachait ? Ce montant représente la valeur de vos données et du potentiel commercial qu'il y a à faire avec vous. Facebook comptait 500 millions de membres hier. Il y en a un de moins aujourd'hui. En fermant mon compte, c'est 100$ que je soutire au géant. C'est aussi une façon de protester et de voter. Même si on me donnait le montant équivalent pour obtenir mes informations personnelles, je refuserais catégoriquement. Pourtant, un peu plus de 7% de la population mondiale est consentante à renoncer en partie à sa confidentialité contre un peu de divertissement gratuit. Une prise de conscience générale s'impose parce qu'ils ont réellement bien déguisé leurs intentions. Tout est faux sur Facebook, l'amitié tout comme les raisons même de son existence. C'est pourquoi je me devais d'être conséquent avec moi-même et de quitter le troupeau.
En achetant sur Amazon, on sait que le système dresse un profil de vous selon ce que vous achetez ou mettez dans votre liste de souhaits. Facebook, lui, n'a pas besoin de vous vendre quoi que ce soit pour l'obtenir. Vous gavez son système directement en fournissant le plus d'information possible sur vous. C'est tellement plus efficace et vous n'y voyez que du feu puisque c'est en prétextant que c'est pour que vos amis vous connaissent mieux. Avez-vous réellement besoin d'un intermédiaire pour vous aider à communiquer ? Surtout un réseau propriétaire privé...
Moi, je revendique tous les prétextes pour voir se voir, pour se parler face à face, pour dialoguer et échanger, pour passer du temps de qualité avec les gens de mon entourage. Pas de faire des pokes et cliquer sur des boutons "J'aime". Certains se défendront en avançant que ce n'est qu'un autre média facilitant la communication. Je suis tout à fait d'accord et vous êtes en droit de l'utiliser. Mais j'ai aussi fait le constat qu'en étant capable de jeter un oeil aussi facilement au profil de mon entourage, le besoin de se voir en personne devient parfois optionnel. Et c'est ce dont je refuse. Quand plusieurs mois se sont écoulés depuis la dernière rencontre avec certains de mes bons amis alors qu'on se voyait plus régulièrement dans une ère pré-Facebook, peut-être est-ce le signe qu'il est temps de forcer les choses à changer.
Il faut vivre dans son époque qu'ils disaient. Moi je dis qu'il faut simplement vivre. Décrocher de la technologie ne peut pas faire de mal, seulement remettre les choses en perspective.
Vous savez, j'achète en ligne, je paie mes factures sur le web, mon gagne-pain consiste à passer des journées entières à écrire du code pour ce monde virtuel. Dans mes temps libres, je partage des trucs sur mon blogue et sur Twitter. La dernière chose que je voudrais virtualiser, ce sont mes amis. Le monde réel doit prendre le dessus sur le monde virtuel. Aller prendre une bière avec mes amis est une nécessité qui ne peut se faire que d'une seule façon. Il faut créer des occasions et faire autrement que poster sur un "wall". Albert Jacquard disait : "Je suis les liens que je tisse avec les autres". Oui, tant que ça va au-delà de la toile, sinon, à quoi bon faire semblant ? Le livre La guerre du faux d'Umberto Eco aura certainement eu pour effet de m'ouvrir les yeux...
Quand j'ai amorcé le processus de désactivation du compte, on m'a montré des photos de mes amis en me disant qu'ils s'ennuieront de moi. Je ne les ai pas avertis de ma démarche. Ils ont mon adresse, mon courriel et mon numéro de téléphone (vieille technologie qui a fait ses preuves). J'ose espérer qu'ils sauront où me trouver.
Mon nom est Mathieu. J'appartiens désormais au monde réel et c'est là que vous pourrez me trouver.
Fiche nécrologique
2007-2011
Il aurait pu avoir du bon temps dans FarmVille. Pour l'avoir ignoré, il a dû payer. Dissident de la majorité, un type de Mafia Wars lui a fait la peau. Il laisse dans le deuil plusieurs "amis" avec qui il n'a pas échangé depuis des années. Ses pokes répétitifs nous manqueront à tous.
Il sera exposé momentanément dans la vraie vie pour une durée indéterminée (les estimations varient entre 40 et 60 ans). Ne laissez pas de fleurs, faites plutôt un don de 100$ à Zuckerberg.
Il aurait voulu partager un dernier repas avec ses disciples : prenez et mangez, ceci est mon corps livré pour vous. Buvez-en tous, ceci est mon sang. Euh, c'est pas sérieux, vous êtes des zombies ou quoi ?
Lorsque vous vous réveillerez un matin dans un guichet automatique de Saint-Ulric (en référence à la chanson Le pouceux des Cowboys Fringants), peut-être voudrez-vous profiter de votre passage dans cette petite municipalité de la Gaspésie pour visiter l'excentrique maison du gosseux de la place : Léonce Durette.
Savant mélange d'art populaire et indiscipliné (allez savoir ce que c'est!), la demeure de Monsieur Durette s'est matérialisée au fil des années suivant les plans de son imaginaire bien à lui. Selon la description faite par le répertoire des gosseux du Québec :
L'intérieur de sa demeure recense une multitude de morceaux sculptés mais il faux prendre le temps de faire la visite guidée pour constater que plafonds, armoires, salle de bain sont sculptés au couteau. Une véritable œuvre d’art que bien des médias a publicisée.
L’extérieur de sa maison est un vrai capharnaüm où roues de toutes sortes s’entremêlent et s’agitent ingénieusement grâce à un système électrique. Des bois de grève échoués et peinturés de façon non conventionnelle donnent à son extérieur l’impression d’un autre monde : une vraie « tour de bébelle ».
La fiche du site de la société des arts indisciplinés ajoute :
La cour arrière, les murs de la maison et l'ensemble du terrain ont été « contaminés » par l'aménagement de modules et de sculptures colorés faits de morceaux de bois récupérés, de roues de bicyclettes, de bouteilles, d'électroménagers démantelés, de cailloux et de souches de mer soigneusement sélectionnés.
On dit que la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde. Vous en pensez quoi ? Mon côté rationnel se pose quand même quelques questions :
- Qu'en pense son voisin ? Ah oui, lui aussi c'est un gosseux (il paraît) !
- Est-ce que l'opinion du voisinage est partagée ?
- Comment la transformation de la maison influence-t-elle l'évaluation municipale ? À la hausse ou à la baisse ?
- À quel point c'est assurable (comment mesurer la valeur des objets d'arts qui s'y trouvent) ?
- Quel type de personne risque de faire une offre d'achat sur la maison le jour où elle sera en vente ?
41, rue Ulric-Tessier (route 132)
Saint-Ulric de Matane
Je l'avoue, je n'ai pas osé quand c'était le temps.
Nous sommes le 9 mai 2011. J'ai voulu faire un changement d'adresse à l'aide du service du gouvernement du Québec qui permet d'envoyer la demande à plusieurs ministères et organismes en même temps (Revenu Québec, Assurance Maladie du Québec, Régie des rentes, SAAQ, etc). Sur la page du service québécois de changement d'adresse, j'ai cliqué sur le bouton "Accéder au service" en utilisant Firefox (et par la suite testé sous Chrome) et j'ai eu la surprise de voir la fenêtre popup indiquer le message suivant :
L'application à laquelle vous désirez accéder a été optimisée pour les navigateurs Web suivants :Si vous utilisez un navigateur Web différent ou une version antérieure à ceux mentionnés ci-dessus, il est possible que vous ne puissiez accéder correctement aux fonctions prévues.
- Internet Explorer 5.5 et plus
- Netscape 6.2 et plus
Désirez-vous poursuivre?

Wooah! Welcome back to 2002! Le site détecte le user-agent de mon fureteur et malgré que j'en utilise un récent, un message m'indique qu'il ne sera peut-être pas compatible avec la technologie de l'époque. À croire qu'ils ont oublié de faire la mise à jour ou qu'ils n'ont pas débloqué le budget nécessaire pour faire effectuer le travail. Soyons sérieux : Netscape est sur le respirateur artificiel et c'est probablement pour service rendu qu'on ne le débranche pas. Dans les faits, plus personne n'utilise ça (depuis longtemps). De son côté, Internet Explorer a connu seulement 4 versions depuis la version 5.5 (vous vous souvenez de la dernière version 5.2 pour Mac ?)...
Le code source est peu rassurant...


En vedette : Microsoft FrontPage 5.0, Intellisense IE5, Visual Basic 7.0, mise en page avec des tables... Ouch, je saigne des yeux (ok, là j'exagère) ! Et c'est vraiment juste cette page intermédiaire qui fait défaut car la suivante, une fois un click sur "Oui", utilise jQuery (version 1.3.2 mais quand même, saluons l'effort!).
J'ai déjà réussi à faire renvoyer un dyslexique qui travaillait sur le site de Canada411. Voyons voir combien de temps ça prendra pour que le service du gouvernement corrige la situation.
L'artiste Shara Lin est une musicienne multitâche de Taïwan qui offre sur vidéo une performance au piano, violon et au Gu Zheng, un instrument traditionnel chinois à cordes pincées (voir plus d'instruments chinois).
En fait, tout comme en informatique, l'exécution est simultanée en apparence car les ressources sont limitées (elle n'a que deux mains!). C'est ce qu'on appelle du multitâche préemptif.
J'ai vraiment du mal à choisir la citation parfaite à l'occasion de la fête des mères. C'est pourquoi je vous laisse choisir parmi mes favorites :
Humour
Au football, le règlement ne prévoit pas que la maman du centre-avant se précipite sur le terrain chaque fois que son fiston est bousculé.
Sagesse
À la naissance d'un enfant, si sa mère demandait à sa bonne fée de le doter du cadeau le plus utile pour lui, ce cadeau serait la curiosité.
Vérité
Pour survivre, les sociétés ont plus besoin de futures mamans que d'experts.
Il faut savoir profiter des mamans propices.
J'ai beau ne pas être un gamer, mais il y a quelque chose de vraiment fascinant dans la musique de jeux vidéos. Surtout celle retro des années 80 où les compositeurs devaient être créatifs pour faire de la musique avec les limitations technologiques de l'époque.
Plus récemment, les reprises par des orchestres classiques sont devenues en vogue à la grande joie des musiciens qui, du coup, ont retrouvé du boulot et peuvent susciter l'intérêt d'un public plus jeune (je dis ça mais ça me fait quand même un pincement au coeur).
C'est en cherchant à regarder des performances du Video Game Orchestra (qui arrange des musiques de jeux vidéos à la sauce contemporaine) que je suis tombé par erreur sur un autre projet, celui du Videogame Orchestra (VGO). Créé par deux geeks grecs (dites le à haute voix, ça sonne curieux), ils tentent de bâtir une archive de pièces basées sur des remakes ou des compositions originales en utilisant des sons provenant de sources authentiques 8-bit. Cela dit, déjà plus de 100 morceaux complets sont disponibles en téléchargement dans la section Tracks (je vous mets au défi de trouver celle dont un extrait a été utilisé pour une vidéo virale douteuse. Les connaisseurs sauront la repérer facilement!).
La particularité de VGO est d'offrir gratuitement le synthétiseur 4CLER DVGSM qu'ils ont développé et utilisé pour produire leur musique. La DLL est disponible en téléchargement dans la section Projects à utiliser comme plugin VST (Virtual Studio Technology) dans un logiciel comme Cubase ou Pro Tools (je ne l'ai pas essayé mais j'y compte bien).
Suivez les liens de leurs parutions (section Releases) et vous accéderez à de nombreux autres mp3 d'artistes variés qui oeuvrent dans la même niche. Comme cette compilation hommage à Pink Floyd interprétée avec des sons provenant de la Mega Drive de Sega et du Game Boy de Nintendo : The Dark Side of the Moon - The 8-bit Album. Comme quoi le 8-bit est un terreau fertile pour la création (même si dans les faits, la Mega Drive était 16-bit...).
Cette pochette ferait un excellent imprimé sur un t-shirt! Si jamais vous en voyez un quelque part, je porte du medium :-)